Le réseau FR-FCM

L’IRFM au centre d’un réseau national

La Fédération nationale de Recherche Fusion par Confinement Magnétique – ITER a été créée à l’initiative du CNRS, du CEA [1], de l’INRIA, et de six établissements d’enseignement supérieur, les Universités d’Aix-Marseille, de Nice, Nancy et l’Ecole Polytechnique. La Fédération a pour mission d’assurer la coordination des recherches menées en France dans le domaine de la fusion par confinement magnétique, dans le cadre du projet ITER, et dans le programme d’accompagnement soutenu par l’Europe (Euratom).

Les partenaires

Si la communauté FR-FCM est principalement répartie sur trois sites (Aix-Marseille, la région parisienne et Nancy), le site d’Aix-Marseille joue un rôle central grâce à la proximité géographique du tokamak WEST (et plus tard d’ITER). Ce rôle s’est structuré autour de la création de l’Institut des Sciences de la Fusion et de l’Instrumentation en Milieu Nucléaire (ISFIN[2]), dans lequel l’IRFM et le CEA se sont fortement impliqués, et qui a vu le jour en 2020.

Dans l’intervalle et à la demande du Ministère de l’Enseignement Supérieur de la Recherche et de l’Innovation, la FR-FCM a élaboré une proposition de stratégie nationale partagée par l’ensemble des acteurs nationaux, et a proposé une feuille de route nationale pour 2020 – 2030 autour de deux axes : l’expérimentation sur WEST et la simulation numérique. Le suivi des actions menées par la FR-FCM et la réflexion sur de nouvelles actions prospectives ont été à l’ordre du jour du cinquième colloque prospectif de la FR-FCM qui s’est tenu en mai 2022 à Montauban, première rencontre en présentiel suite à la pandémie de Covid-19, réunissant plus de 70 participants issus de 25 laboratoires français.

Les laboratoires membres

[1] Au sein du CEA, l’IRFM mène toutes les activités de recherche sur la physique des plasmas de tokamak et interagit avec d’autres instituts dans le domaine de la cryotechnologie, de l’ingénierie nucléaire des systèmes de fusion (pour les questions liées à la conception des composants nucléaires, aux matériaux sous irradiation neutronique, au cycle du tritium, à la sûreté et au démantèlement des installations de fusion), de l’assemblage de matériaux hétérogènes et de la robotique pour la maintenance nucléaire.

[2] L’ISFIN encourage la formation et la recherche dans les sciences de la fusion, l’instrumentation nucléaire et la caractérisation mécanique des matériaux et des structures pour la fission et la fusion, avec une approche interdisciplinaire, y compris les aspects sociétaux. Il implique une forte collaboration avec de nombreux laboratoires d’Aix-Marseille Université et d’autres institutions académiques de Marseille, avec des synergies entre la fusion et la fission.