Triste nouvelle : décès de Vincent Basiuk

Triste nouvelle : décès de Vincent Basiuk

C’est avec une profonde émotion que nous avons appris le décès de notre collègue Vincent Basiuk, survenu le 25 juillet 2026 à Aix-en-Provence, à l’âge de 63 ans.

Vincent a rejoint le DRFC, qui deviendra plus tard l’IRFM, en tant que physicien au début des années 1990 pour travailler sur Tore Supra. Il s’est alors investi dans l’étude des pertes des électrons rapides dans le « ripple » magnétique, tant d’un point de vue expérimental, avec le développement et l’exploitation du diagnostic DRIPPLE, que d’un point de vue théorique.

Il a aussi participé au développement des chocs à forte puissance chauffés par l’ICRH et à leur modélisation, ainsi qu’aux expériences à tension par tour nulle et aux expériences chauffées par l’onde « Fast Wave ». Ce type de chauffage a permis d’atteindre des températures électroniques record sur Tore Supra.

Au tournant du siècle, Vincent a contribué au développement des choc longs lorsque Tore-Supra a été mis à niveau dans le cadre du projet CIEL. À la même époque, l’aventure du développement de la suite de codes CRONOS a débuté. Vincent en a été l’un des deux principaux développeurs. CRONOS est rapidement devenu l’un des codes de référence pour la modélisation intégrée.

Vincent s’est ensuite largement investi dans l’utilisation de cette suite de codes et dans les activités de modélisation intégrée, qui se sont développées au niveau européen. Il a également contribué au développement de l’un des premiers « Pulse Design Simulator », consistant à coupler le code CRONOS au code d’équilibre à frontière libre DINA.

Enfin, Vincent a participé aux expériences de JET ainsi qu’aux développements scientifiques et techniques préparatoires au projet ITER.

Tout au long de plus de trois décennies consacrées à la recherche sur la fusion nucléaire par confinement magnétique, Vincent a été auteur ou coauteur de nombreuses publications scientifiques, régulièrement citées par la communauté internationale. Il a contribué de manière significative aux avancées de la recherche sur la fusion. Son expertise, sa rigueur scientifique et son engagement constant ont été largement reconnus. Il a également accompagné de nombreux étudiants et jeunes chercheurs, leur transmettant son expérience et sa passion pour la recherche.

Une cérémonie civile se tiendra le vendredi 31 juillet 2026 à 14 heures, au crématorium d’Aubagne.