Deux grandes missions scientifiques sont assignées à ITER :
→ Atteindre un facteur Q = 10, c’est-à-dire une énergie de fusion produite 10 fois supérieure à la puissance injectée dans le plasma. Les données fixées dans le cadre de l’exploitation d’ITER sont de parvenir à générer 500 MW d’énergie avec un apport de 50 MW (données à comparer aux résultats obtenus au JET : 16,5 MW obtenus pour environ 25 MW injectés).
→ Comprendre et maîtriser les paramètres de fonctionnement d’un réacteur de fusion en régime stationnaire voire proche de l’ignition (auto-entretien de la température du plasma). Dans les deux cas, il s’agit de produire et de contrôler des plasmas au sein desquels la réaction de fusion contribue de manière significative à l’entretien du processus, préfigurant ainsi le fonctionnement d’un réacteur à échelle industrielle.
La durée prévue pour l’exploitation d’ITER est de vingt ans.
Ces objectifs font d’ITER une étape de validation indispensable avant la conception du réacteur prototype industriel, évoquée aujourd’hui sous le vocable DEMO (Demonstration power plant). ITER devra permettre à terme de conclure sur la faisabilité technico-scientifique du processus, c’est-à-dire établir si la fusion nucléaire par confinement magnétique est, ou non, un procédé pouvant conduire à une filière de réacteurs nucléaires.
Plus d’infos sur le site ITER : https://www.iter.org/fr/sci/Goals