Le 12 décembre 2017, la dernière bobine de champ toroïdal du tokamak supraconducteur JT-60SA en cours d’assemblage au Japon est sortie des ateliers General Electric (ex Alstom) de Belfort. Ce jalon important conclut brillamment la contribution française pour la fourniture de 10 des 20 aimants principaux du tokamak japonais.
Ce 12 décembre 2017 au matin, la 10ème et dernière [1] bobine de champ toroïdal pour le tokamak supraconducteur JT-60SA est sortie des ateliers General Electric (ex Alstom) de Belfort. Comme ses neuf sœurs avant elle, cette bobine est en chemin vers le CEA Saclay où elle sera testée aux conditions nominales de température de fonctionnement (4.5 K, -268,5°C) et de courant (27,5 kA), dans la station d’essai cryogénique dédiée. Il est attendu par toute l’équipe CEA conduite avec brio par Patrick Decool, que cette bobine, comme celles qui l’ont précédée, satisfasse sans faillir aux critères de recette finale qui inclut également un test de transition résistive, dit test de quench, permettant de mesurer la marge de fonctionnement en température de ces bobines, dont le bon fonctionnement est la base des futurs succès de JT-60SA.
C’est une aventure technique et humaine de plus de dix ans qui est en passe de s’achever dans les jours à venir, et qui a compris bien des étapes depuis la définition des spécifications, du design, la contractualisation, la définition, la qualification et la validation des processus de fabrication, la mise en place qu’un contrôle qualité exigeant avant le lancement des premières fabrications en décembre 2013.

Des liens de confiance très étroits ont été construits aux longs de toutes ces années entre les équipes japonaises de QST (ex JAEA), européennes de F4E, et françaises du CEA et d’Alstom-General Electric. Et c’est avec nostalgie que les membres de ces équipes voient se tourner une page importante de leur activité. Toutefois, chacun des acteurs de ce grand succès technique et organisationnel pourra légitimement en retirer la fierté d’avoir accompli un grand œuvre pour le développement des recherches sur la fusion contrôlée, avec le sentiment très fort d’avoir ouvert une nouvelle porte vers les étoiles.
[1] Les bobines complémentaires sont fabriquées en Italie par ENEA-ASG
